La Planète sauvage

Le cinéma de René Laloux est le cinéma d’animation français de science-fiction à lui tout seul. En 1973, le cinéaste prend le pari fou de mélanger la science-fiction et l’animation. Ainsi naît La Planète sauvage, un récit adapté de l’œuvre de Stefan Wul. Le film inspirera de nombreux réalisateurs de dessins animés par la suite.

L’histoire

Le début du film montre une femme portant un bébé dans ses bras. elle tente d’échapper à un danger que le spectateur ne voit pas. Alors qu’elle gravit ce qui semble être une colline, elle se heurte à une main bleue qui la repousse violemment, elle et son bébé. Qu’à cela ne tienne, elle retente l’expérience. Mais à chaque fois, le même scénario se reproduit épuisant de plus en plus la jeune femme, qui finit par mourir après avoir été soulevée et projetée au sol par un enfant géant à l’apparence peu commune. Il s’agit d’un enfant Draag. 

Ce peuple habite la Planète Ygam. Ils ont pour animaux domestiques, des Oms, un peuple d’une planète aujourd’hui dévastée auquel appartenait la malheureuse. Une fois morte, elle n’est plus d’aucune utilité à l’enfant Draag qui la en délaisse, son bébé pleurant à ses côtés. Tiwa, en entend les pleurs de l’enfant Oms, désire le recueillir. Son père, le grand édile des Draag y consent. Il ne sait pas alors que son sort est lié à celui de ce petit être que sa fille a nommé Terr.

Un incident profitable

Alors que Tiwa suit son enseignement quotidien par « imprégnation directe » à l’aide d’un écouteur, un dysfonctionnement se produit. Il permet alors à Terr, qui accompagne toujours la jeune Draag, de profiter lui aussi de cet enseignement qui s’imprime dans son cerveau d’Oms. 

Il accède ainsi au savoir des Draag et décide de s’enfuir en emportant avec lui les écouteurs.

Les Oms sauvages

Dans sa fuite, Terr rencontre une Oms Sauvage, qui le délivre du collier permettant à Tiwa de ramener Terr vers elle. La femme Oms le conduit  auprès de sa tribu cachée dans un arbre d’un parc abandonné des Draags. Peu à peu Terr s’impose par son savoir. Il initie les autres membres de la tribu au savoir des Draags. 

Les Oms deviennent plus forts, plus intelligents. Ils se reproduisent aussi plus vite que les Draags. Ils représentent un mal que les Draags doivent éradiquer. Ces derniers lancent donc alors une grande campagne de « désomisation ». Une grande partie du peuple Oms est décimée. Les survivants se cachent ici ou là. Alors qu’un petit nombre d’entre eux s’est réfugié dans un parc abandonné, ils aperçoivent deux Draags qui déambulent dans le parc. Les Oms décident de s’en prendre à eux. Ils tuent l’un d’eux.

Le secret des Draags

Quinze plus tard, les hommes ont construit des fusées. Ils arrivent sur une planète déserte, à l’exception qu’elle semble abriter des statues de couples représentant un homme et une femme dépourvues de tête. C’est alors que les Oms assistent à un spectacle curieux. Les Draags, qui ont la capacité de méditer, rencontrent dans leur méditation des peuples d’autres planètes. En prenant le contrôle des statues, ils se lancent dans une danse frénétique participant ainsi à la perpétuation de leur espèce. 

Les Oms craignant que les statues ne renversent leurs fusées se précipitent à leur bord. C’est alors que l’un d’eux tire sur l’une des statues, la mettant en pièces et menaçant alors le rituel des Draags. Ces derniers finissent par trouver un accord. Les Oms se voient attribuer un satellite artificiel où ils pourront ainsi vivre en paix.

La Planète savauge est l’œuvre de René Laloux. Il est le seul cinéaste français à avoir mélangé la science-fiction à l’animation. Son œuvre est magnifique sur le plan visuel. Le film pose également le questionnement de la place de l’homme dans l’univers et des raisons de ses motivations. Il rappelle également un autre film de science-fiction célèbre : La planète des singes.

 

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