Marie Curie découvre la radioactivité

En 1891 Marya  Skłodowska arrive à Paris. Elle rencontre Pierre Curie, passionné de physique comme elle. Ensemble, ils mettront à jour la radioactivité, après de longues années d’études sur une roche radioactive, la pechblende.

Marie Curie

Après des études de mathématiques et de physique, Marie se voit offrir une bourse d’étude. Elle mène alors des recherches sur la composition chimique et le magnétisme (étude des aimants et des champs magnétiques). Elle fait également la connaissance de Pierre Curie. Physicien comme elle, il n’a d’yeux que pour la science … et pour Marie. 

En 1895, les amants se marient et emménagent à Paris. Marie a eu vent des découvertes récentes sur les rayons X et les rayons d’uranium. Elle souhaite en savoir davantage. Après son premier enfant, Irène, elle se lance un nouveau défi : obtenir un doctorat ès sciences. Il lui faut pour cela choisir un sujet d’études. C’est décidé, elle travaillera sur les rayons d’uranium. Pierre, approuve et l’aidera dans son projet.

L’incroyable découverte

Marie s’installe alors dans un hangar désaffecté pour mener à bien ses recherches. Pendant des semaines, elle mène ses expériences sur de nombreuses roches. Son but : rechercher de l’uranium. Pour cela, elle utilise l’électromètre, un instrument inventé par Pierre qui permet de détecter la présence d’uranium. 

Pierre et Marie Curie dans leur atelier

Marie découvre quelques temps plus tard que la pechblende, une roche sombre et lourde comportant de l’uranium, dégage des rayons ultrapuissants. Elle souhaite en savoir davantage. Pierre, très intrigué, abandonne alors ses propres travaux pour l’assister. Ils vont ainsi s’atteler à la lourde tâche de séparer les différents éléments qui constituent la roche.

Un étrange phénomène : la radioactivité

Ainsi la pechblende contient deux métaux inconnus, en quantité infime. Ils les appelleront le polonium (en hommage à la Pologne) et le radium. Ce dernier produit un million de fois plus de radiations que l’uranium. C’est la découverte du siècle. Marie nomme ce phénomène la radioactivité. Pour elle, il provient de l’atome lui-même. Elle décide donc de mener plus en avant les recherches car ils doivent apporter une preuve formelle de leur découverte au monde scientifique. 

Pour cela il leur faut produire du polonium et du radium à l’état pur. Seulement voilà, une tonne est nécessaire pour produire un seul milligramme de radium. Pour la matière première, ils vont avoir la chance de bénéficier des déchets d’une mine en Autriche à un prix dérisoire. Quatre ans leur sont nécessaires pour mener à bien leur mission. En 1902, ils réussissent ainsi à produire un tout petit décigramme (0,1 gramme) de radium pur.

Frédéric Jolliot, la relève

L’Institut du radium voit le jour à Varsovie en 1932. Marie est invitée pour l’inaugurer. Elle continue également ses recherches. La Fondation Curie remplace l’Institut du radium quelque temps plus tard. Des chercheurs du monde entier y affluent. C’est le cas de Frédéric Jolliot. Il épouse peu de temps après Irène, devenue chimiste et physicienne à la grande joie de sa mère. 

Le couple met à jour la radioactivité artificielle en 1934. Cette découverte leur vaut le prix Nobel de chimie l’année suivante. Cinq ans plus tard, Frédéric, avec Hans Halban, Lew Kowarski et Francis Perrin, travaille sur la fission de l’uranium et la réaction en chaîne. Et en 1940, ils déposent les brevets sur l’utilisation de l’énergie atomique.

Marie Curie a voué sa vie à la science. Elle s’éteint le 4 juillet 1934, à l’âge de 67 ans, à la suite d’une leucémie contractée durant ses longues années d’expérience à manipuler des éléments radioactifs sans protection. Elle est la première femme à recevoir le prestigieux prix Nobel et la première femme à enseigner les sciences à la Sorbonne. L’œuvre de sa vie : la mise à jour de la « radioactivité », avec son mari Pierre. De ce phénomène naîtront des avancées technologiques dans plusieurs domaines, en particulier la médecine. C’est Irène, leur fille, avec son mari, qui mettra en avant la fission nucléaire, utilisée encore aujourd’hui dans les centrales nucléaire.

 

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