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Jean-Christophe Thibaut, l’adepte du spiritisme devenu prêtre

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Le lundi 13 décembre 2021 le Père Jean-Christophe Tibaut a rencontré des élèves du collège l'Interparoissial à Saint-Lô. À travers son parcours hétéroclyte il les a mis en garde contre les dangers du spiritisme. En marge de l'évènement, Le Petit Reporteur l'a interviewé.

Mise en garde : Tout ce que vous pourrez lire ici n'est que la vision du Père Jean-Christophe Thibaut. Le Petit Reporteur n'est en aucun cas responsable des propos qu'il tient. Ce n'est que sa vision des faits !

En septembre 2021 le Père Jean-Christophe Thibaut a sorti son livre La prison des esprits aux éditions Salvatore. Il y retrace son parcours atypique, qu'il a mis du temps à coucher sur papier. Prêtre, il ne l'a pas toujours été. Avec le recul de la religion, les tentations sont grandes de se tourner vers le spiritisme, d'autant que le cinéma, la télévision et d'autres médias en font parfois un thème principal.

"Je suis fils d'enseignants athées et c'est très tôt que l'ésotérisme et l'occultisme m'ont attiré." (Père Jean-Christophe Thibaut)

Jean-Christophe Thibaut est conscient que les adolescents sont de plus en plus tentés par le spiritisme.

Une première expérience : le pendule

Très jeune Jean-Christophe Thibaut se pose tout un tas de questions existencielles : "Pourquoi je ne suis pas un objet ? Pourquoi je vis ?" Puis il se demande alors "s'il n'y a pas en jeu des forces invisibles autour de nous". À l'époque, mes parents ont eu l'envie de prendre des distances avec la société de consommation. Ils se retranchent alors dans une ferme isolée, sans eau ni électricité. "Je n'avais donc pas beaucoup d'amis et un jour j'ai découvert un petit livre, dont le sujet était la radiesthésie."

Le pendule, le jeune garçon le connaît. Fervent lecteur des Aventures de Tintin, il voit le Professeur Tournesol se servir souvent d'un pendule pour retrouver des objets perdus. "Ainsi armé de mon pendule, je retrouvais pas mal d'objets." Puisque les adultes ne le prennent pas au sérieux, il décide d'en faire son secret.

Le spiritisme puis la foi

"Mes parents se sont lassés de leur expérience écologique et sont retournés habiter en ville", poursuit le Père Jean-Christophe Thibaut. "Au départ, c'est la réincarnation ou encore l'alchimie qui m'attire. Cependant je ne trouvais pas beaucoup de copains intéressés par la questions. C'est en quatrième, avec un ami, que je me tourne alors vers l'hypnose, qui expérimentait la recherche des vies antérieures, sur fond de mouvement hippie."

Le Père Jean-Christophe explique qu'à ce moment-là, les choses on mal tournées. Son ami était davantage réceptif et un jour, au cours d'une expérience, celui-ci a prononcé des paroles incompréhensibles. Si cet ami prend peur aussitôt, ce n'est pas le cas du jeune Jean-Christophe. Pour lui, c'est enfin la révélation ! "Nous sommes entrés pour de nombreuses années dans la voie du spiritisme" Cela les a rendus méprisants par rapport au reste du monde, d'autant que "cela est lié à une époque où on se recherche." Chemin faisant Jean-Christophe Thibaut a pratiqué la magie noire. Et puis un jour, au cours d'un camp de scouts, qu'il pensait dévoyer, il se confronte à une autre vision du christianisme, qui jusqu'alors lui paraissait naïve.

Si, pour le Père Jean-Christophe Thibaut, le seul moyen de sortir du spiritisme, c'est la foi, il va sans dire qu'au-delà de la dimension spirituelle, il faut veiller à ne pas sombrer sous le joug d'une quelconque forme d'influence. Il est tentant d'aller vers telles ou telles idées mais il ne faut pas oublier que l'instruction reste la meilleure arme contre l'ignorance et la tentation.