Récit d'une nouvelle maîtresse

Récit d'une nouvelle maîtresse

Le Petit Reporteur - Portrait - 05 août 2021 à 10h00 - Partager sur : Facebook LinkedIn Twitter

Léa est une jeune diplômée de l'enseignement. En septembre, elle intégrera sa première classe. Retour sur son parcours.

"Je voulais travailler avec des enfants et faire un métier pour me sentir utile en société." (Léa)

La salle de classe retrouvera bientôt les élèves.
Crédit photo : Vyacheslav Petelin

Un parcours atypique

"À la rentrée, je vais devenir maîtresse, un rêve que j’ai depuis toute petite", s'exclame Léa. Après un baccalauréat en sciences économiques et sociales, Léa a fait une CPGE en économie, puis une troisième année de licence en gestion. "Ça m'a permis de comprendre le monde et comme ce métier exige la polyvalence, ce parcours est un plus, notamment celui de prépa." Elle a ensuite intégré un master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) qu’elle a obtenu en juin dernier.

La préparation au concours

"J’ai passé à deux reprises le CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles). C’est un concours difficile où le taux de réussite est faible. Je l’ai obtenu cette année et c’est d’ailleurs la dernière année, en 2021, où il existe sous sa forme actuelle. L'an prochain, il sera différent, tout comme la plaquette du master MEEF : l'idée est d'intégrer plus de jours de stage", explique Léa. Le concours, c'est deux épreuves écrites et trois épreuves orales. "À l'écrit, on a une partie de mathématiques pures (résolution de problèmes, exercices) et une partie consacrée à la didactique (comment enseigner cette matière auprès d’élèves) ; cela fonctionne de la même manière en français. À l'oral, on fait face à une situation concrète en EPS, une épreuve sur la connaissance du système éducatif (où j’ai dû traiter le thème de “l'instruction obligatoire dès l’âge de trois ans”) et une présentation d'un dossier constitué dans une des matières enseignées à l'école. Pour ma part, j'ai choisi géographie." Léa tient à préciser que le concours se passe en parallèle du master MEEF, ce qui a compliqué, selon elle, ses révisions.

"Des stages en classe qui font du bien"

"Une année de master, c'est deux stages de deux semaines. Sachant qu’une semaine d’école, c'est en général quatre jours, on arrive sur un total de trente-deux jours de stage en deux ans, c’est pas beaucoup", explique Léa. "Les stages sont très enrichissants. Ça faisait du bien un peu de pratique, surtout en cette période de pandémie. J'ai réussi à voir tous les cycles en deux ans. J'ai commencé en CP-CE1, puis en CM2. Les classes se composent de 24 élèves en moyenne. J'ai terminé par une classe de Moyenne Section. J'ai adoré ce dernier stage. L'école et l'équipe étaient top. D'ailleurs, je discute toujours avec l'équipe enseignante et j'ai revu les élèves en fin d'année."

Maîtresse dans une classe de Grande Section

À la rentrée, Léa aura en charge des élèves de Grande Section de maternelle. "C'est la dernière année du cycle, la dernière année avant la lecture. Ils sont grands mais ils ont encore tellement de choses à apprendre. L’accent est mis sur le langage, il faut qu'ils enrichissent leur lexique, détaillent leur propos... En matière de lecture, certains peuvent déjà y parvenir, d'autres le feront l'an prochain", explique-t-elle. "Je suis contente car ça sera ma première classe, et quel que soit le niveau je suis ravie de pouvoir dire que je vais être "maîtresse"."

Durant les vacances d'été, Léa prépare la rentrée. Pourtant, de nombreuses inconnues subsistent car c'est difficile de passer de la théorie à la pratique. Pour sa première année d'enseignement, elle sera maîtresse de Grande Section. Elle passera la moitié du temps en classe et l'autre en formation à l'INSPE.