France Adot 79 - le don d'organes sauve des vies

France Adot 79, le don d'organes sauve des vies

Le Petit Reporteur - Découverte - 29 Mars 2021 à 19h45 - Partager sur : Facebook LinkedIn Twitter

Le samedi 27 mars 2027, l'association France Adot 79 était présente au don du sang organisé à Bocapôle à Bressuire (Deux-Sèvres). L'association milite pour le don d'organes qui permet de sauver des milliers de vies chaque année.

André Gingreau est le président de l'association France Adot 79

Un rôle majeur dans le processus

"Notre rôle est de sensibiliser le public car pour avoir des dons, il faut des donneurs. Ainsi nous faisons beaucoup d'interventions dans les collèges, lycées et maisons familiales du département pour former et sensibiliser les jeunes sur le don d'organes et sur le don de mœlle osseuse", explique André Gingreau. "Ce qui nous distingue dans notre équipe, c'est que nous avons des donneurs vivants, en plus des familles qui ont accepté le prélèvement d'organe après un décès et des greffés. Ainsi, ces témoins sont à même d'expliquer leur parcours auprès du public."

Des dons d'organes en baisse

"Une année normale, au niveau national, c'est six mille greffes, dont trois mille cinq cents greffes de rein, mille trois cents greffes de foie, quatre cent cinquante greffes de cœur, trois cents greffes de poumons et une centaine de greffes de pancréas", déclare le président de l'association. L'année 2020 a connu un net ralentissement de dons, puisque ce sont seulement quatre mille quatre cents dons qui ont été effectués. "Mais la crise sanitaire n'est pas la seule responsable, à cela s'ajoute la difficulté de l'acceptation par la famille, lorsque la mort encéphalique est déclarée. Si les personnes n'en ont pas parlé, c'est compliqué."

Des besoins en greffe de mœlle osseuse

"En France les besoins s'élèvent à deux mille personnes par an. Cependant la France a un déficit concernant les personnes inscrites sur le fichier. Seulement trois cent vingt mille personnes sont inscrites sur le fichier. C'est trop peu", explique André Gingreau. "Or la greffe de mœlle osseuse est le dernier recours dans les cas de leucémies. Les probabilité de compatibilité sont infimes donc plus il y a de personnes inscrites sur le registre, plus il y aura de chance de trouver un donneur."

Le don d'organes est bien perçu par la population mais depuis une quinzaine d'années, le taux de refus ne bouge pas. Il reste à trente pour cents. Cependant, malgré la pandémie les hôpitaux ont besoin de dons d'organes et de dons de moëlle osseuse pour soigner et guérir des malades. L'association France Adot 79 continue d'informer et de sensibiliser le public dans le respect des gestes barrières. Retrouvez-les également sur leur page Facebook.